J'ai lu, j'ai vu

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Commentaires (23)

Robert Lagadeuc
  • 1. Robert Lagadeuc | 27/05/2020
Joseph Ponthus « A la ligne – Feuillets d’usine » (La Table Ronde)
La quatrième de couverture dit que « A la ligne » est le premier roman de l’auteur. Mais c’est bien plus, par la forme surtout. En effet ce texte me fait penser à Blaise Cendrars et « La prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France » (1913), même si la pagination n’est pas comparable, 263 pages ici contre moins de 40 au poème de Cendrars. On peut rapprocher « A la ligne » des surréalistes par son écriture poétique en vers libres sans aucune ponctuation, pas même un point à la ligne final.
On lit la fatigue, la souffrance d’un travailleur intérimaire dans une usine de traitement de poissons et crustacés. Les rythmes épuisants de la chaîne, les charges, l’humidité, la chaleur. Le roman nous fait vivre l’ambiance terrible d’un abattoir industriel, les déjections des animaux avant la mort, le poids des lourdes carcasses à pousser pendues à un réseau de rails avec ses aiguillages, les blocages parfois à dégager, le sang partout, les horaires décalés, le bruit…
Au gré des pages, de la danse débridée des lignes inégales, nous rencontrons aussi et c’est un baume apaisant, la littérature, la poésie, la musique et la chanson. Nous fréquentons les Trénet, Barbara, Brel, Ferré, Brassens, Apollinaire, l’Odyssée, l’Histoire ouvrière, les grandes révoltes, les salaires de misère de ces presque esclaves qui rendent possible, entre autre, la nourriture sur nos tables.
Ce livre, paru en 2019, nous jette à la face l’indécence dont nous sommes complices, avec notre innocente indifférence.
La sortie de la crise inédite que nous vivons doit être absolument l’occasion de mettre à la place éminente, qu’elles et ils méritent, tous ces êtres, femmes et hommes, sous estimés et sous rémunérés, ouvriers, pêcheurs, éleveurs, cultivateurs, soignantes et soignants, etc., à qui nous devons notre prospérité et notre sécurité.
Robert Lagadeuc
  • 2. Robert Lagadeuc | 10/05/2020
Maylis de Kérangal, en trompe l’œil. J’avais bien aimé « Naissance d’un pont » et beaucoup « Réparer les vivants ». Son dernier roman « Un monde à portée de main » n’a rien à envier aux précédents. Cette fois, c’est un roman d’apprentissage, à la fois professionnel et de la vie, de l’amitié et de l’amour. Comme dans ses autres livres, l’auteure nous fait découvrir les outils et techniques du milieu où se déroule l’action. Ce que d’aucuns lui reprochent. Sans doute plus modestement que dans les œuvres du XIX° siècle dont les auteurs inséraient de nombreuses pages documentaires (cf. l’imprimerie dans « Illusions perdues » de Balzac), Maylis de Kérangal utilise ici le riche vocabulaire du trompe l’œil des peintres et artisans de décors de théâtre, de cinéma et autres lieux comme des cafés, des intérieurs privés, et nous fait découvrir le dernier facsimilé de la grotte de Lascaux (Lascaux IV). En lisant nous suivons une jeune femme », Paula Karst, de l’Institut de peinture à Bruxelles puis sur des chantiers de décors en France, à Moscou, en Italie du nord, à Rome-Cinecitta, enfin en Dordogne où elle atteint la plénitude de son art et s’ouvre à Jonas, son véritable amour humain…
Collection Folio (n° 6771), Gallimard
robert lagadeuc
  • 3. robert lagadeuc | 03/05/2020
Joan Baez, que tout le monde aime, sauf Trump bien sûr et tous les accidents génétiques comme lui, a fêté en janvier 2020 ses 79 ans. En juin 2018 au cours de sa dernière tournée d’adieu, elle s’était posée à L’Olympia à Paris.. Après six décennies d’une immense carrière et de combats pacifistes, et pour les droits civiques,, elle a interprété, pieds nus et guitare en bandoulière, les standards de sa vie devant le public ému de l’Olympia. Sa voix un peu voilée désormais et limitée dans les aigus reste grande néanmoins et inoubliable avec les immortels, "Farewell, Angelina" de Dylan ou « Diamonds and Rust », « The President Sang Amazing Grace » avant un final au son de "Here’s to You" (Nicola Sacco & Bart Vanzetti), hymne mondial en faveur des droits civiques, repris en chœur par une salle au comble du bonheur.
Deux documents à voir sur ARTE Concert et ARTE Culture et Pop
https://www.arte.tv/fr/videos/082763-000-A/joan-baez-the-fare-thee-well-tour/
https://www.arte.tv/fr/videos/042212-000-A/joan-baez-how-sweet-the-sound/
Cath
  • 4. Cath | 20/04/2020
Merci Robert pour ton évocation du roman de l'écrivain Chilien récemment disparu, Luis Sepùlveda. Cela m'a rappelé que j'avais lu un très court roman de lui, adressé à ses petits-enfants :
"Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis". Ce chat très attachant perd la vue et ne "voit" plus qu'à travers les yeux d'une petite souris très bavarde et dégourdie qui sait se rendre indispensable.
Raconté par un amoureux des chats, qui aurait été le chat préféré d'un mandarin, ce court récit aux allures de conte pour enfant est un bijou d'humour et de tendresse.
françoise marché
  • 5. françoise marché | 20/04/2020
" Les oubliés du dimanche" par Valérie Perrin. Ce livre se présente sous la forme d'une alternance entre le présent ( 2014) et le passé ( les années 30 et 40). Une aide-soignante en EHPAD se lie d'amitié avec une pensionnaire qui va peu à peu lui raconter sa jeunesse avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, en particulier l'histoire de l'amour de sa vie. Et cette jeune femme va elle de son côté découvrir en même temps des secrets de sa propre famille.
Un récit très émouvant écrit tout en délicatesse et sensibilité qui met à l'honneur la relation intergénérationnelle dont on parle beaucoup en ce moment. Un livre qu'on ne lâche pas.
Robert Lagadeuc
  • 6. Robert Lagadeuc | 20/04/2020
J’ai relu "Le monde du bout du monde" (Métailié – suites).
Luis Sepùlveda est mort du Covid 19 le 16 avril dernier. Nous avons sans doute tous lu "Le vieux qui lisait des romans d’amour". Aussi je vous propose aujourd’hui cette évocation de la région australe du Chili, lieux fantastiques du détroit de Magellan, de la Terre de Feu, des myriades d’îles et de récifs, de chenaux, de golfes où s’abritent les baleines. On y rencontre des aventuriers navigateurs prodigieux ; on évoque la piraterie des temps anciens, le célèbre Francis Drake, un vaisseau fantôme, les indiens Ona, Alacalufes, Chonos, tous disparus depuis des décennies. On y assiste au terrible combat des baleines contre un bateau usine japonais qui chasse illégalement. On fait la connaissance du capitaine Jorge Nilssen, beau personnage qui ne serait pas déplacé chez Jack London ou Joseph Conrad. Peut-être aurez-vous aussi envie de relire Moby Dick cité par Sepùlveda, comme parenthèses ouvrant et fermant ce roman qui est aussi un hymne à la lecture.
A voir sur ARTE Replay : Luis Sepùlveda – l’écrivain du bout du monde.
Robert Lagadeuc
  • 7. Robert Lagadeuc | 15/04/2020
LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES*
Vendredi 10 avril, en prélude à la Fête du livre, nous aurions dû organiser une « soirée conte ». C’était une belle expérience qu’il nous faudra réaliser plus tard, quand la liberté reviendra. En attendant, nous pouvons lire le bref mais très beau conte intitulé "La plus précieuse des marchandises". C’est d’un wagon à bestiaux d’un de ces sinistres convois partis de Drancy pour les camps d’extermination des juifs en Pologne que tombe dans la neige épaisse, aux pieds d’une pauvre bûcheronne, un bébé, une petite fille qui deviendra l’enfant chérie de la pauvre femme et de son pauvre bûcheron de mari pour des années difficiles et dangereuses.
Cette deuxième vie offerte, en place de celle qui devait finir dans la chambre à gaz, ce sacrifice sublime de parents désespérés et leur choix cornélien, l’amour infini de la mère adoptive, éclairent d’une lumière aveuglante la noirceur de tous les génocides. Ce conte est une belle parabole du triomphe irrépressible de la vie.
* Jean-Claude Grumberg, UN CONTE , La librairie du XXI° siècle - Le SEUIL janvier 2019
Marie-Claude Fétis
  • 8. Marie-Claude Fétis | 10/04/2020
La nuit atlantique d’Anne-Marie Garat
Une jeune femme très mélancolique éprouve le désir de se séparer d’une vieille villa de vacances. Un jour d’automne elle décide de traverser le Médoc, ses vignes monotones et sa vaste et superbe forêt de pins maritimes.
La route est longue, épuisante au crépuscule. Elle aperçoit enfin son village au bord de la mer et sa maison isolée, comme abandonnée au pied de la dune.
Elle n’a qu’un désir : s’allonger sur un canapé et dormir dormir. C’est la désolation autour d’elle, le désordre, la poussière, le sable… Elle convoquera dès demain le responsable d’agence.
Elle se repose quand elle perçoit un bruit de clé. La porte d’entrée s’agite, s’ouvre et... L’AVENTURE COMMENCE. Elle sera belle, surprenante, riche de rencontres au cœur des éléments en furie, du vent d’équinoxe, du bruit de l’océan, du sable des dunes qui roulent et du balancement de la forêt.
Le village est tout proche avec son café, sa supérette, ses habitants. Peut-être les reconnaîtrez-vous…
Il y aura toujours la mer, la plage, la belle forêt, l’Amour et l’amitié.
Il m’a semblé retrouver parfois l’esprit de notre ami Eric Holder et sa belle connaissance des habitants et des villages du Médoc.
françoise marché
  • 9. françoise marché | 09/04/2020
Nous partons cette fois en Arabie à la fin du 18ème siècle avec " Arabia deserta" par Charles Doughty. C'est le récit du voyage effectué par l'auteur de novembre 1876 à août 1878 au départ de Damas aux côtés des pèlerins se rendant à La Mecque ( le haj) et de son séjour chez les Bédouins du désert. C'est un livre qui fourmille d'observations sur les populations arabes et leurs coutumes, ainsi que d'informations géographiques et culturelles, sans jamais être lassant. Le périple et le vécu passionnants d'un Anglais de l'époque victorienne, à la fois humble et arrogant, très courageux aussi pour se prévaloir de sa chrétienté en terre d'Islam.
Robert
  • 10. Robert | 08/04/2020
Les haïkus
Catherine nous a judicieusement proposé de découvrir des oeuvres d'art avec Artips.fr. Peut-être aimeriez-vous découvrir l'art d'écrire des haïkus, ces très courts poèmes d'origine japonaise. Vous pourriez aimer en écrire. Pourquoi n'imaginerions-nous pas une soirée lecture de nos modestes créations après l'été quand écume.doc reprendra ses activités ? Pour connaître les règles simples d'écriture allez sur : http://www.tempslibres.org/tl/fr/theo/mode01.html
Pour lire des haïkus japonais (traduits) allez sur : https://www.eternels-eclairs.fr/haikus-japonais.php#VIII
Et aussi le livre de Philippe COSTA si vous pouvez vous le procurer (Petit manuel pour écrire des haïku - Piquier poche)
nicole nadau
  • 11. nicole nadau | 07/04/2020
merci Catherine de nous proposer Artips : j'ai découvert beaucoup de choses sur des oeuvres et j'apprends qu'il y a la même chose pour la science et la musique ! Le bonheur !
Robert Lagadeuc
  • 12. Robert Lagadeuc | 06/04/2020
Le bateau ivre
En ce temps de pandémie où le Monde, comme le Bateau ivre de Rimbaud, semble dériver sans fin vers un terrible naufrage inévitable, j’ai pensé à ce grand poème, présenté par le poète aux Parnassiens alors qu’il vient de rejoindre Verlaine en septembre 1871. Il a dix sept ans !
J’ai longtemps tenu ce poème en haute estime, surtout sa version mise en musique et chantée par Léo Ferré* avec l’emphase, la grandiloquence, l’outrance même qu’on lui connaît.
Louis Aragon considérait qu’admirer Le Bateau ivre est un signe de vulgarité de l’esprit. Euh ! Relisons donc avant de juger. Je dois dire qu’après ma relecture je suis assez tenté de suivre Aragon. Le jeune Rimbaud semble surtout y faire crânement étalage de sa maîtrise de l’écriture poétique.
C’est peut-être aussi pour montrer à Verlaine qu’il applique sa conception musicale de la langue, ou même qu’il évoque la dérive de leur relation personnelle sulfureuse et sa nécessaire disparition. Et on connaît la suite, aventureuse et tragique !
Que cela ne vous empêche pas de relire les poèmes d’Arthur Rimbaud, dont Le bateau ivre qui est quand même une belle œuvre.
* Léo Ferré : Ludwig… l’Imaginaire… Le bateau ivre (RCA – PL 37 682)
Cath
  • 13. Cath | 06/04/2020
Pour les amateurs d'art et d'anecdotes à ce sujet voici un lien pour s'abonner à Artips : :https://artips.fr/
Il existe l'équivalent pour les sciences : https://artips.fr/Sciencetips/ et pour la musique : https://musiktips.fr/
françoise marché
  • 14. françoise marché | 05/04/2020
Léon l'Africain par Amin Maalouf
"Je ne viens d'aucun pays, d'aucune cité, d'aucune tribu. Je suis fils de la route, ma patrie est caravane, et ma vie la plus inattendue des traversées."
Amin Maalouf nous conte la vie et les aventures extraordinaires d'Abou-I-Hassan, né à Grenade le 5 décembre 1488 au temps où la ville était musulmane. De Fez à Constantinople en passant par Tombouctou et Le Caire via Alexandrie, il traversera le Moyen-Orient avant d'être capturé et baptisé par le Pape qui en fait son géographe. Mais ses aventures ne s'arrêtent pas là...

Un récit haletant et sans temps mort servi par la belle écriture d'Amin Maalouf qui nous transporte dans ce conte oriental.
nicole nadau
  • 15. nicole nadau | 04/04/2020
Je découvre le musée d'Orsay grâce au conseil de Robert : merci Robert j'apprends plein de choses !
Robert Lagadeuc
  • 16. Robert Lagadeuc | 03/04/2020
Rokia Traore chanteuse malienne
J'ai vu et entendu sur ARTE Concert la chanteuse malienne Rokia Traore, une des plus belles voix d'Afrique, à l'égal sans doute de la béninoise Angélique Kidjo. Ce concert avait lieu à la Maison de l'UNESCO à Paris le 20 janvier 2020 à l'occasion de la "Semaine du son" dont elle était la marraine.
Sur scène, dans cette salle immense, elle semble occuper tout l'espace avec une économie apparente de mouvements, une danse presque immobile, une beauté et une élégance folles, une voix puissante et tendre, un sourire rayonnant. Elle chante des classiques Mandeka, des chants populaires de l'épopée Mandingue, accompagnée par des musiciens et leurs instruments la plupart traditionnels.
Peut-être serez-vous surpris au début, mais je gage que vous allez très vite tomber sous le charme.
https://www.arte.tv/fr/videos/094804-000-A/rokia-traore-en-concert-a-l-unesco/
françoise marché
  • 17. françoise marché | 03/04/2020
Et prochainement je vous raconterai le voyages et aventures d'Hassan, alias Léon l'Africain d'après le livre d'Amin Maalouf...
CATH
  • 18. CATH | 01/04/2020
Le 1 hebdo propose une chronique caustique d'Eric Fottorino chaque soir à 18 h sous la forme d'une lettre qu'on peut retrouver sur le site de l'hebdomadaire.
Voici un extrait de celle d'aujourd'hui : "Un soupçon de bonheur"
"HIER, MARCHANT PRÈS DE CHEZ MOI dans le respect des consignes, un bruit inhabituel m’est parvenu d’une cour voisine. En m’approchant, j’ai reconnu les rebonds sonores d’un ballon de basket contre le sol bitumé, et c’était comme un cœur qui battait la chamade au milieu du quartier silencieux. Un signe de vie. Le nez collé à la grille j’ai vu deux hommes..."
Pour lire la suite, aller à la page https://le1hebdo.fr/journal/actualite/journal-covid-19-67.html#
nadau
  • 19. nadau | 01/04/2020
Merci Françoise et Robert pour ces conseils et commentaires. C'est un plaisir et c'est vraiment ce qui était souhaité pour faire vivre cette rubrique !
Robert Lagadeuc
  • 20. Robert Lagadeuc | 31/03/2020
"La magie des grands musées"
Avant de revenir à la musique comme promis, je conseille, pour en avoir vu plusieurs, la série consacrée à quelques grands musées dans le monde. Sur les replays de la chaîne franco-allemande ARTE, tapez la recherche "La magie des grands musées". Vous irez ainsi à Vienne, Berlin, New York, Florence, Amsterdam, Paris (Orsay), Madrid (Le Prado).
Ces documents sont très bien faits, didactiques et souvent une personnalité invitée est une belle rencontre avec quelques oeuvres importantes. Ainsi, au musée du Prado à Madrid, l'invitée est la mezzo soprano américaine Joyce DiDonato. Sa lecture de trois oeuvres majeures est un bonheur. D'abord "Les Ménines" de Velasquez, ensuite "El Tres de Mayo" de Goya et enfin l'extraordinaire "Jardin des délices" de Jérôme Bosh. Elle n'explique rien, elle dit son émotion, on dirait qu'elle se promène, se fondant dans la toile, dialoguant avec les personnages, portant un regard émerveillé ou parfois effrayé sur ce grand mystère de la beauté.
Françoise Marché-Latour
  • 21. Françoise Marché-Latour | 30/03/2020
Merci Robert de m'avoir prêté ce très beau livre, que tu décris très bien.
Je suis en train de lire " Les derniers jours de nos pères" de Joël Dicker. Le livre se passe durant les années 1942, 43 et 44, et décrit un épisode peu connu de cette période, la mise en place par Churchill du S.O.E., Special Operations Executive, un groupe de volontaires de tous pays pour devenir agents secrets basés en Grande Bretagne et intervenant partout en Europe. Un très beau livre très émouvant, une belle tranche d'Histoire. Je pourrai vous le prêter si vous voulez.
Robert Lagadeuc
  • 22. Robert Lagadeuc | 30/03/2020
Jai lu "Le bal des folles" (Albin Michel), premier roman de Victoria Mas, 30 ans, couronné de plusieurs prix dont le Renaudot des lycéens. Cette histoire se déroule sur fond de l'hôpital parisien de La Salpêtrière vers la fin du XIX° siècle. Là sont internées de nombreuses femmes, marginales, prostituées, hystériques, ou tout simplement placées sans raison médicale par leur famille bourgeoise voulant les cacher pour préserver leur honneur dans la société. Dans ce milieu, la toute puissance des hommes et particulièrement des pater familias ne laisse aucune place à la liberté des femmes et des filles.C'est ainsi qu'Eugénie Cléry sujette à des "visions" et attirée par les écrits du spirite Allan Kardec se retrouve enfermée à la demande de son père parmi les folles dans le service du célèbre professeur neurologue Jean-Martin Charcot.
Le roman est habité par par des personnages emblématiques de chaque catégorie qui peuplent ce monde terrible. Il y a, outre Eugénie, Madame Geneviève, l'intendante figurant l'Institution en plus de Charcot et Louise, une vraie malade exhibée chaque mardi par le neurologue lors de ses cours publics plus prisés que le théâtre de boulevard.
En cette année 1885, pour la mi-carême, comme chaque année, Charcot organise "Le bal des folles" où se presse le Tout Paris. Les internées costumées de manière baroque croient vivre un moment de liberté et peut-être de rencontre amoureuse, de lumière dans leur obscurité de recluses. Les bourgeois viennent s'encanailler dans cet événement méprisable.
C'est pourtant lors de cette triste fête que se dénouera le destin d'Eugénie et se recomposera celui de Louise et de Madame Geneviève.
Victoria Mas mène, avec une maîtrise étonnante du style, de la composition et de la documentation historique, une fiction qui, n'en doutons pas, a des accents terribles de vérité.
Robert Lagadeuc
  • 23. Robert Lagadeuc | 28/03/2020
J'ai vu sur ARTE Concert (https://www.arte.tv/fr/videos/095216-000-A/beth-hart-a-l-olympia/) le concert, capté à l'Olympia le premier mars dernier, de la chanteuse et pianiste américaine Beth Hart : une "nature" qui chante le blues, le rock, le rock blues. Une voix puissante un peu éraillée qui peut être douce comme dans le tendre "Mama This One's For You". Sur scène elle déborde d'énergie et d'empathie pour le public. Un grand moment de communion en ce temps de confinement. La prochaine fois nous évoquerons la musique du monde avec la malienne Rokia Traore. Bonne soirée. Robert

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Date de dernière mise à jour : 09/04/2020